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# Posté le samedi 03 octobre 2009 05:09

Bonjour tous les gnawa , Bonsoir tous les gnawa

Bienvenue sur le blog de Tagnawite
Ici c'est un blog, ou on parle de Music Gnawa (gnaoua) traditionnelle, les mâalmen, le festival & etc..

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# Posté le lundi 15 juin 2009 12:49

Modifié le mardi 22 septembre 2009 11:34

Histoire des Gnawas





Originaires de l'empire du Soudan Occidental (Mali, Guinée, Sénégal, Ghana, Niger,) les Gnawa, nomades obligés des temps anciens,
ont pris racine dans plusieurs régions du Maroc : Marrakech, Essaouira, Casablanca, Rabat, Meknes, Fez, Azila et Tanger, ...

D epuis toujours, il y a une interpénétration entre l'Afrique noire et le Maroc. Dès l'antiquité, un comptoir de pourpre fut
établi par JUBA II, roi de Mauritanie sur l'île située en face d'Essaouira et un commerce s'établit.
Plus tard, les Almoravides (souverains berbères du XI ème s.) tentèrent d'introduire l'Islam dans l'empire du Ghana en Afrique Occidentale.

A u XIIème, la dynastie Almohade consolida l'empire Arabo Musulman. Ce territoire englobait tout le Maghreb actuel, l'Andalousie
et de vastes régions subsahariennes regroupées à l'époque sous le nom de SOUDAN.
Les esclaves furet ramenés de ces pays et enrôlés dans l'armée. Les défilés militaires (notamment ceux de la Garde Royale)
se composaient souvent d'esclaves noirs. Les rythmes des tambours évoquent ces marches.

Au XVIème, le sultan Ahmed El Mansour de la dynastie Saâdienne organisa une expédition à Tombouctou. Il en revint victorieux
et en rapporta une grande quantité d'or, ce qui lui valut le surnom de El Dehbi.
Le Maroc connut alors une ère de prospérité.
Le sultan développa des plantations de canne à sucre et fit venir une main d'½uvre noire qui constitua la première vague de
gnawas qui s'installèrent dans le pays berbère des Haha.

On les appelle les gangas, du nom de leur tambour. On les trouve encore aujourd'hui dans cette région.
Ils sont adeptes de Lalla Mimouna. Leurs instruments sont les tambours et les crotales (krakebs).
Le rituel des gangas se déroule en été, à la campagne, la journée. C'est un rite agraire.
Au XVIIème, le sultan Alaouite Moulay Ismaîl enrôle des centaines de Noirs en provenance de Guinée dans sa garde personnelle.
Ces soldats étaient appelés Boukhari parce qu'ils prêtaient serment sur le livre d'El Boukhari, les hadiths ou récits du prophète.

La mort du sultan entraîna la dispersion la troupe. Une partie se retrouva à Essaouira. Ils participèrent aux travaux des
murailles de la ville avec 500 ouvriers noirs venus du Soudan. Ces Noirs s'installèrent dans un quartier à côté de la Kasba.
Is constituent la deuxième vague des Gnawas. Ceux ci se réclament de Sidna Bilal, le premier muezzin de l'Islam appelant
les fidèles à la prière).

Leurs instruments sont les mêmes que ceux des Gangas, donc les tambours et les crotales, plus le guembri.
Le rituel des gnawa est une Lila (nuit,veillée) qui a lieu dans une maison ou dans la zaouïa (lieu saint) c'est un rite citadin.
Précisons que les gnawas ne sont pas tous descendants d'esclaves. Plusieurs d'entre eux étaient des hommes libres et des fonctionnaires.
De plus, ils étaient de bon ton chez les musulmans d'accorder la liberté à un esclave.
Les gnawas devinrent tous musulmans mais la pratique de leurs coutumes et leur musique d'origine étaient tolérées. Les gnawas
constituent des confréries religieuses et non pas une ethnie, une tribu ou une communauté d'esclavages.
Les membres de ces confréries sont pour la plupart originaires d'Afrique noire mais d'autres musulmans d'origine et de couleur
différente en font partie. Les relations entre les différente confrérie sont excellentes.
La cérémonie et déroulement d'une <> des Gnawa :

La Lila se développe dans l'espace d'une nuit. On la désigne par ce terme qui veut dire nuit en arabe dialectal.
Son rituel comporte quatre grandes phases : la'ada (la coutume), Kûyû, Bambra et les m'louk.

La'ada est une procession haute en couleurs, un véritable spectacle musical. Ce défilé bruyant qui incite à la danse et à
la vibration n'est pas l'exclusivité des gnawas : les autres confréries (Aïssaouas, Hamadchas, ...) défilent de la même manière,
étendards et musique en tête, lorsqu'elles vont célébrer la lila.

Les kûyû (tambours, crotales)sont une série de danses effectuées par les musiciens de la troupe. Ce n'est pas encore de la
transe mais un jeu préliminaire, un spectacle, une préparation à la phase sérieuse des m'louk. On y évoque les anciens maîtres,
les saints de l'Islam, des personnages et esprits aux noms africains, la vie des esclaves.
C est pourquoi cette partie est également appelée wlad Bambara (les fils de bambara).


Bambara cette série de danse est effectuée par les musiciens de la troupe.
C'est la préparation et le démarrage de la phase sérieuse (Ftouh) qui est suivie des M'louk.

Les M'louk viennent à la fin des kûyû. Après une pause, on apporte sur un plateau (tbîqa) de l'encens et des foulards de différentes
couleurs. Ces foulards servent de devises et de clés aux différents m'louk. Ceux-ci sont en effet constitués en groupes distincts
caractérisés par des couleurs différentes. Ainsi la couleur blanche désigne les m'louk des jilala patronnés par Moulay Abdelkader
Jilali et composés de Bouderbala et des Bouhala. La couleur noire comporte l'oghmami (le nuageux) et sidi Mimoun. Le bleu
ciel désigne le moussaoui et les m'louk de la mer : Moussa Barkyou , Bala maca ( la rien de la mer) et koubali bala...
Se suivent ainsi sept couleurs avant d'aboutir au final des femmes. La transe atteint alors son paroxysme.

# Posté le mercredi 27 mai 2009 05:24

Les instruments


Le guembri ou hajhouj est un luth à trois pincées de registre grave. Il a la forme allongée, presque rectangulaire d'un demi-tronc
d'arbre coupé transversalement. La table d'harmonie tendue sur le bois est faite en peau de chameau. Le manche de l'instrument
est longue tige cylindrique fabriquée comme la caisse de résonance
Dans du bois d'acajou. Les cordes en boyau de chèvre sont nouées à l'extrémité du manche par des lacets.
La corde du milieu est toujours jouée à vide comme un bourdon. Pour accorder l'instrument, puisqu'on ne dispose pas de chevilles,
il faut tirer sur la corde et déplacer le n½ud des lacets. Le pouce et l'index de la main droite pincent les cordes tandis
que les trois autres doigts frappent la table d'harmonie. Un sistre métallique s'encastre à l'extrémité du manche et est mis
en résonance par les vibrations des cordes.

Les qrâqeb sont des crotales que le percussionniste actionne dans chaque main entre le pouce et le médius.
Elles sont en forme de huit d'environ 30 cm et sont attachées par paire au moyen de liens de cuir.
En les entrechoquant, le percussionniste produit tous les détails du rythme.

Le tbel est un grand tambour à deux têtes maintenu sur le côté gauche du musicien par une bandoulière et joué avec deux baguettes
de forme différente : dans la main droite une baguette incurvée en bois de figuier qui percute le centre de la peau tandis
que la main gauche frappe les bords de la membrane avec une baguette plus flexible en bois d'olivier.


La gamme

La musique gnawa est classée parmi les genres pentatoniques. Elle l'est en effet dans son caractère mais l'une des notes de
cette gamme est sujette à substitution ou à mutation.
Pour conclure la gamme, la note ré est remplacée par le mi-bémol, ce qui rappelle la gamme raçd de la musique andalouse qualifiée
justement de gamme soudanaise, utilisant six notes.


Le rythme

Dans le répertoire de la lila, le rythme joue un rôle prépondérant. Les rythme typiques gnawa superposent et alignent des
formules binaires et ternaires. Le soubassement rythmique des crâqeb est rigoureusement régulier pour chaque phase de la lila
alors que le chant est fluctuant. Autant la ligne mélodique chantée, est coulante, autant la percussion est détachée. Les
différentes interprétations du chanteur selon son état d'âme et sa façon de sentir le rythme, font que les transcriptions
musicales ne peuvent être qu'indicatives et non pas strictes.

Le chant

Le répertoire de la lila comporte un ensemble de chants ponctués par des solos de guembri.
Tandis que les m'louk chantent, le guembri annonce la devise du melk constituée d'une phase courte.
L'adepte reconnaît cette devise et lui répond immédiatement en rentrant en transe.
Contrairement aux autres genres musicaux populaires marocains, la phase musicale gnawa peut être étendue et dépasse parfois
l'octave. L'emploi des arpèges en est aussi un aspect typique.
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# Posté le mercredi 27 mai 2009 05:35

Maâlem Boussou
Maître es musique Gnawa, reconnu par ses pairs et toute la profession musicale, a donné pour héritage à Hassan Boussou son fils, la volonté de poursuivre son ½uvre.

Maître de musique Gnawa, il est reconnu par tous comme l'un des grands maîtres de sa génération. Le Maâlem Boussou forme sa troupe « Boussou Ganga » dans les années quatre-vingt dix avec laquelle il connaîtra un succès national et un essor international en partant régulièrement en tournée en Europe et aux Etats-Unis.
Né à Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant, débarquer les troupes alliées et découvert, avec étonnement, l'existence des noirs américains et du jazz. Il était bien loin d'imaginer qu'il jouerait, quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy Weston...
Son père, qui n'appartenait pas à la confrérie des Gnawa, était membre de la tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenée en Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, dès l'âge de cinq ans. A sept ans, à l'occasion d'un pèlerinage, la Marabout du lieu lui apparut en rêve, lui confiant le Guembri (luth - tambour à trois cordes), l'instrument qui marquera sa vie.
Il fut introduit auprès des grands maîtres de Marrakech avant d'être appelé, au début des années soixante, par le Maâlem Sam, héritier de l'initiateur de la nouvelle vague casablancaise - qui se caractérise par la variété des ornementations, liée au rythme de la vie et de travail d'une ville où vivent les esprits de trois millions de personnes...
Depuis, Hmida Boussou a toujours continué
d'exercer son activité de musico thérapeute
entre Casablanca, Marrakech et El Jadida

# Posté le mercredi 27 mai 2009 05:38